Convivence du 10 février 2018

Ce 10 février 2018,  la Proclamation pour un Monde Meilleur par Pie XII, fête ses 66 ans !

A partir d’un montage PP sur le Père Lombardi, nous nous sommes penchés sur son message en nous posant la question :  comment le comprendre encore aujourd’hui ?

Quelques réactions au cours de ce temps de formation :

  • Message toujours d’actualité, avec des difficultés et résistances qui existent toujours.  Toujours des incompréhensions à la réception de l’Evangile.
  • Paroles radicales quand il parle de la crise.  Parallélisme avec le baptême.
  • Quatre convictions fondamentales, avec le mot « expériences »… Aujourd’hui vocabulaire plus habituel : expérimenter la foi… Mais à ce moment ? On sent une vie personnelle très forte.
  • Lien avec les Exercices. Ça demande une conviction personnelle solide.
  • « Le service de l’Eglise à l’humanité peut et doit transformer en Règne de Dieu, non seulement l’Eglise, non seulement les baptisés, mais toute la multitude des hommes, y compris ceux d’autres religions, y compris ceux d’autres cultures… »  Une dynamique à atteindre, on est toujours en route.  La diversité des cultures, des croyances est un fait, il ne faut pas transformer cela en Eglise, mais en Règne de Dieu : la fraternité universelle entre tous les hommes au-delà de toute religion, comme une  dynamique toujours en progression.

  • « Le passage s’impose d’une Eglise essentiellement guidée par un petit nombre à une Eglise nouvelle, riche de millions d’yeux, d’oreilles et de cerveaux en action, avec des milliers de saintes inspirations pour « conspirer » ensemble dans la recherche de la vérité et d’une vie meilleure dans l’amour réciproque. »  Une révolution pour arriver au monde de l’Esprit, un rêve, une passion.  Aller  à la rencontre de tous, écouter chacun…    « Conspirer » – respiration commune, esprit commun… Mais le mot a perdu son beau sens aujourd’hui.
  • Lombardi croit à l’Eglise, à son rôle de transformation du monde.  Aujourd’hui dimension difficile.  Notre monde manque d’âme…  On vide le cœur de l’homme de toute

    dimension de Dieu. Crise aujourd’hui d’une religion avec toute une structure, mais la spiritualité est toujours là : à nous de la reconnaitre, de la promouvoir, de l’entretenir…  Une foi qui semble déconnectée de Dieu, chez nous.  On sent que les gens en ont eu trop, et essayent de se libérer de ce trop… Mais la notion du bien, du bien-être, d’une certaine morale qui reste et anime les gens même en dehors de la foi.

  • C’est l’humanité qui peut guérir des lèpres d’aujourd’hui : regardons le Mouvement Citoyen autour des migrants. 45 000 personnes inscrites sur la plateforme…  Une désobéissance qui est en fait la vraie obéissance ! Par des gestes simples, basiques, ils permettent à quelqu’un qu’ils ne connaissent pas de repartir, en disant que cette expérience donne du sens à leur propre vie.
  • Faut-il recevoir l’évangile pour être humain ? « Malheur à moi si je n’évangélise pas ! » Et pourtant, observons Jésus.  L’évangile n’existe que dans le cœur des êtres humains, et c’est là qu’on peut le réveiller.  Croire que la vie vaut la peine, que la Bonne Nouvelle est pour eux… C’est seulement après que certains y reconnaissent Jésus et feront le pas de la foi.  Jésus renvoie les gens chez eux en leur disant « Ta foi t’a sauvé »… Seulement quelques-uns sont invités à le suivre !  On oublie souvent cela … Un pessimisme nous enveloppe et il faut le casser : on oublie que le cœur de l’homme bat toujours…
  • Notre échange nous montre d’abord l’obscurité qui nous entoure, puis nous relevons la lumière qui y est cachée… Veillée pascale, où nous chantons « Lumière du Christ » dans l’obscurité, avec juste une petite lampe.
  • Regardons la belle-mère de Pierre, Jésus lui prend la main (lieu des projets).  Face à l’homme dans la synagogue qui injurie les autres, il dit une parole.  Le lépreux, il le touche … Il entre dans la fragilité de l’autre, il l’épouse, il se laisse envahir : il n’a pas une réponse toute faite.  C’est la même attitude que nous sommes invités à vivre face aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui, face aussi aux problèmes du monde.
  • Ouvrir sa porte mais surtout ouvrir son cœur.  Le Service, c’est d ‘abord un état d’esprit pour un mieux-être, il faut bannir la peur, pour avoir plus de courage.
  • On prend toujours des risques quand on s’engage dans une relation humaine…  On ne veut pas changer l’autre mais on se laisse toucher, changer…
  • Le premier évangile c’est la découverte grâce à quelqu’un d’autre que ma vie, malgré tout, vaut la peine. Découverte qui peut être celle du doigté extraordinaire de Jésus, pour moi personnellement. Rôle de l’accompagnement, qui laisse la personne libre…
  • « Observe le monde, mais fie-toi à la puissance intérieure du regard » (sage chinois anonyme)

 

 

 

 

 

 

 

 

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